Comment protéger le travailleur isolé ?

Les contraintes se retrouvent multipliées lorsqu’une personne travaille seule. Elles résident concrètement dans la difficulté de déployer les secours rapidement et de manière efficace en cas d’accident ou d’incident. Des démarches de prévention doivent ainsi être réfléchies par l’employeur qui est également dans l’obligation d’informer et de former les travailleurs concernés.

 Travail en isolement : que dit la loi ?

La législation n’impose aucune règlementation bien définie en ce qui concerne le travail en isolement. En revanche, l’article L 230-2 du Code du travail stipule que l’employeur doit observer cet état d’isolement du travailleur en prenant toutes les mesures nécessaires pour assurer sa protection tant physique que morale. Le chef d’établissement peut voir sa responsabilité civile et pénale engagée en cas de manquement à ces obligations. Le dispositif de sécurité à mettre en place est considéré en fonction du risque encouru par le travailleur seul. La durée d’isolement, le type de travail, la configuration du lieu de travail et les horaires de travail font partie des éléments qui majorent le risque. Cette identification des situations d’isolement doit aboutir sur la détermination de mesures de prévention appropriées, dont l’installation d’un dispositif PTI ou Protection du Travailleur Isolé.

Instauration de la protection du travailleur isolé : les cas de figure

Les produits PTI regroupent les Dispositifs d’alarme du travailleur isolé ou DATI. Ils doivent permettre d’alerter une centrale d’assistance lorsque le travailleur chute, ressent un malaise, etc.  La technologie étant au cœur de la conception des PTI/DATI, deux options peuvent être envisagées pour envoyer le signal d’alarme. Si la situation le permet, le travailleur lui-même peut appuyer sur un bouton d’un bracelet, d’un téléphone ou d’un talkie-walkie qu’il porte sur lui pour prévenir du danger. Ce dispositif manuel entre dans la catégorie de l’assistance passive. Les alarmes automatiques quant à elles proposent le déclenchement automatique de l’alerte selon des paramètres définis en amont : perte de verticalité, absence de mouvement pendant un temps, arrachement d’un cordon de sécurité, etc. Avec ce dispositif dit actif, le travailleur n’est pas obligé d’appuyer sur un bouton.

 Quels travailleurs sont concernés par l’isolement ?

De nombreux métiers obligent les employés à travailler seuls, avec de très faibles probabilités de contact avec d’autres personnes. Les missions de nuit dans des endroits particulièrement excentrés font notamment l’objet d’une surveillance accrue à travers les PTI/DATI. Les agents de sécurité et les gardiens sont parmi les employés à risque, car ils travaillent généralement hors de portée de vue et de voix d’autres personnes.

Le secteur du transport étant prospère en France, les employés sont nombreux à se retrouver seuls sur la route, dans les entrepôts, etc. Ces métiers requièrent également l’utilisation de dispositifs adéquats. Les chauffeurs routiers sont par exemple nombreux à porter les deux types d’alarme volontaire et involontaire, au même titre que les conducteurs de train ou de métro.

 

D’autres métiers sont également inscrits dans le registre du travail en isolement comme les commerçants, les laborantins,  les employés de la grande distribution, dans les métiers de la logistique, etc.

 

 

 

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